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INDONESIE

2ème partie

 

 

LOMBOK

 

05-06/08/12

Je me lève, fatigué, certainement le contrecoup de la chute d'hier et nous n'avons pas le courage de lever l'ancre à l'aube… Nous quittons Makassar à 11h du matin après avoir fait quelques courses de plus.

Le vent est violent en passant la pointe de Sulawesi mais il bascule lentement vers L'Est au fur et à mesure de notre progression. Badinguet est au près bon plein, 25 nœuds de vent apparent et 9 nœuds au compteur !!!

Un formidable courant nous pousse en permanence et nous avalons 215 milles en 24 heures ! Le seul problème, c'est que nous n'avions pas du tout prévu d'aller si vite et nous arriverons de nuit à Lombok à moins qu'on ne s'arrête sur une petite ile pour dormir un peu…

Nous nous déroutons et longeons plusieurs ilots inaccessibles pour un quillard. Les lagons turquoises et abrités ne sont pas assez profonds pour nous, dommage !

Il est 2 heures du matin, les échos radars invisibles à l'œil nu se multiplient, il y a des bateaux de pêche partout et la lune est voilée par les nuages… Ne jouons pas avec le feu, nous mettons Badinguet à la cape et après l'avoir éclairé comme un sapin de Noel, au lit ! Je vérifie la dérive toute les heures et à l'aube, nous remettons en route pour Lombok.

Nous mouillons juste à côté des iles Gili, une petite baie d'où partent des nuées de bateaux bondés de touristes… ils passent à fond de chaque côté de Badinguet pour aller vomir leur cargaison humaine huilée et brulée par le soleil indonésien. Pas de sourire, pas de bonjour, nous dérangeons toujours autant les occidentaux avec notre voilier… En débarquant, Mohamed nous tombe dessus pour nous proposer un corps mort qui passe de 54 000 à 20 000 roupies lorsque je grimace ! Même chose pour négocier une voiture pour aller à Senggigi, il divise par deux lorsque je fais la gueule !!! Je craque ! Ce mec me prend la tête avec ses magouilles et il y a trop de touristes, on s'en va !

Badinguet reprend la mer et en approchant de Senggigi, le vent de Sud se renforce considérablement et nous contraint à mouiller dans la baie de Nipah.

On danse un peu mais le coin est beau et vierge de touriste ! Des centaines de pirogues encombrent l'immense plage bordée d'une cocoteraie où quelques vaches paissent à l'ombre.

Nous débarquons sur le sable et finissons par attacher l'annexe aux pirogues car il n'y a pas de place pour la glisser entre deux !

Nous rencontrons Oudine, qui parle anglais et après avoir pris un taxi, nous voilà à Senggigi. La location du scooter coûte 70 000 roupies (6€) par jour et après avoir visité la petite commune balnéaire, nous retournons au bateau. Le deux-roues est parqué chez Oudine et ce soir, nous sommes conviés à diner dans sa famille.

Nous nous y présentons à 18h30 et ils ont mis les petits plats dans les grands : Nouilles grillées, poissons en sauce, flageolets et un assortiment de desserts sucrés un peu écœurants. Beaucoup de sujets de discussion sont abordés, notamment les centres d'intérêt de l'ile de Lombok mais l'enseignement des enfants retient toute notre attention.

Nous savons que Nathalie et Hans-Peter de "Nathapé" financent les études de jeunes défavorisés au gré de leurs déplacements et depuis quelques mois, nous y pensons nous aussi… Nous avons rencontré à Kalabahi, la jeune fille qui étudie l'anglais grâce à leur gentillesse. Nous sommes très admiratifs et voudrions participés à des choses concrètes, sur le terrain.

L'occasion nous en est donné ce soir car la petite Dia a besoin d'un certificat d'anglais pour pouvoir poursuivre ses études de langue dans les meilleures conditions. Pour ce faire, elle a deux options, le cursus normal avec le travail à l'école, et les cours privés. A l'école, l'obtention nécessite des années mais avec un professeur venant de Mataram, la capitale de Lombok, elle obtiendrai cet examen en 3 mois seulement…. Nous avons décidé de lui offrir ces cours privés pendant 3 mois pour une valeur de 125€…

Nous ne sommes, bien évidemment pas certains que l'argent ira exclusivement à ses cours privés mais si nous commençons à nous poser des questions, nous ne ferons pas ce geste qui nous tient à cœur…

 

08/08/12

Nous retrouvons notre scooter à 7h30 et en route pour l'aventure… La nouveauté de cette ile, ce sont les carrioles à chevaux. En France, pour te faire ralentir, il y a les dos d'âne, ici ce sont les chevaux de dos ! Ils prennent toute la place et ralentissent considérablement le trafic sur les routes bondées de Lombok.

Autour de Mataram se trouvent de nombreux temples hindous et les visites ne sont pas gratuites. On doit porter un sarong et/ou une ceinture en soie qui est prêtée moyennant une donation et une inscription sur un registre. Ensuite seulement, nous pénétrons dans les enceintes aux portes décorées de sculptures parfois effrayantes. A l'intérieur, le contraste est saisissant… Des bassins couverts de fleurs de lotus, des statues au pied desquelles sont déposées les offrandes et les fideles, habillés de blanc qui s'assoient en lotus pour prier dans les odeurs d'encens.

Dans certains temples, on peut acheter des œufs durs et tenter de faire sortir de gigantesques anguilles sacrées. Elles sont cachées dans les soubassements de bassins sombres et elles apprécient les œufs durs, à ce prix là, je comprends !

Les singes assurent toujours le spectacle, à l'affut de la moindre nourriture, ils escaladent les temples et récupèrent sûrement les offrandes des croyants lorsqu'ils quittent les lieux de prière… 

Nous revoilà sur les routes de Lombok, les fesses explosées par la selle et le manque d'amortisseur, serions-nous trop gros ? Il nous suffit de quitter la route et de prendre une piste non carrossable pour être immergé dans le quotidien des habitants de l'ile. Les rizières sont pleines de travailleurs, certains cueillent, d'autres battent le riz pour en extraire les grains qui seront séchés plus tard… Nous prenons énormément de plaisir à nous arrêter n'importe où pour partager un moment avec eux et faire quelques photos avec leur accord.

Nous finissons notre tour de Lombok par la visite de Banyumulek et nous achetons un beau vase en terre cuite dont le col est tressé de fibres végétales (1.8€).

De retour à Senggigi, nous retrouvons par hasard Oudine qui est train de négocier pour nous le trekking au volcan Rinjani. Pour rester sous un aspect volcanique, je fais irruption dans la conversation et les choses s'enveniment assez rapidement. L'agence "Rinjani Trek Center" (RTC) est 70€ plus chère que leurs voisins sous prétexte qu'elle est spécialisée et qu'elle figure dans le guide "lonely planet". Ils ne veulent rien entendre et refusent de baisser leur prix pour s'aligner sur leurs voisins de trottoir… Le ton monte un peu trop à leur gout et à la fin, ils refusent carrément que nous partions avec eux, même si nous payons le prix fort !

Ca tombe bien car nous ne paierons que la moitié de la somme demandée avec des matelas de 6cm d'épaisseur quelques mètres plus loin… Oudine est un peu impressionné par ma détermination et je m'excuse auprès de lui, nous avons obtenu un excellent prix !

Le scooter est rendu et nous revenons dans la baie de Nipah en "taksi". Un petit aller-retour pour laisser à Oudine le contenu de notre frigo qu'il conservera dans une glaciaire et au lit de bonne heure car demain réveil à 3h30 et départ à 5 !

 

09/08/12

Le groupe électrogène est en marche depuis 3h15 du matin et on ne s'est pas vraiment rendormi comme nous l'espérions…

La voiture est au rendez-vous à 5 heures. A bord, Sandy et Abdel, deux jeunes français en vacances tentent de somnoler en évitant de regarder la route… C'est bien simple, en une heure de trajet, le chauffeur a dû perdre 200 points sur son permis !

Le départ du trekking se fait de Senaru, un petit village situé à 600m d'altitude au Nord de la montagne. Un litre de thé chaud, un pancake à la banane et c'est parti pour la randonnée redoutée car qualifiée de difficile par tous ceux que nous avons rencontré jusque là…

Notre guide s'appelle "Soudirman" mais comme c'est difficile à prononcer et qu'on n'a pas de mémoire, nous l'avons appelé Spiderman, Samarkand ou Superman, et il a toujours répondu avec le sourire !

Au programme de la journée, 2000m de dénivelé pour aller jusqu'au bord du cratère… Le départ est fixé à 8h et après avoir signé le registre du parc National, nous subissons un rythme de marche beaucoup trop rapide pour nous…

Abdel et Sandy sont partis comme des tambours et nous essayons de suivre comme des balourds… Au bout de 20 minutes, une terrible envie de vomir me surprend et je dois m'isoler un bon moment pour éviter de régurgiter le pancake… J'arrive au "camp 1" livide et sérieusement fatigué. Pascale a souffert aussi, il va falloir qu'on ralentisse le rythme…

Il faut 2 bonnes heures pour arriver au "camp 2" et la progression se fait dans un incroyable enchevêtrement de racines. Semblables à des serpents végétaux en partie souterrains, les racines s'emmêlent en se chevauchant, formant des marches inattendues, inégales et souvent redoutables.

Des milliers d'enjambements, de contournements, sans quitter le sol des yeux et la pente reste très raide, constante dans la difficulté, infiniment constante…

Par endroit, le chemin est creusé par les torrents d'eau pluviale qui s'y déversent en saison humide. Le fond est tassé par les milliers de chaussures qui le foulent quotidiennement et on a l'impression de marcher dans des couloirs dont le fond sablonneux laisse échapper une fine poussière désagréable. Puis, c'est à nouveau la fraicheur de la jungle avec ses moustiques, ses dizaines de singes perchés sur la cime des grands arbres et qui prennent plaisir à uriner sur les marcheurs épuisés que nous sommes.

Encore quelques milliers de racines et le "camp 2" est atteint vers 10h10. Il y a là une centaine de jeunes randonneurs, pour la plupart français. Chaque groupe possède son guide et ses porteurs et il faut se changer avec des vêtements secs car le froid est saisissant.

 

 

Les porteurs ont ramassé du bois en chemin et s'afférent autour des feux pour préparer les légumes qui accompagneront les nouilles sautées. C'est à ce niveau que nous rencontrons les marcheurs qui reviennent du sommet et certains sont dans un drôle d'état… Ca promet !

Le thé sucré est bouillant, les nouilles sautées délicieuses et après quelques rondelles d'ananas frais, il faut remettre les sacs à dos et repartir sur cette interminable montée.

L'inclinaison est terrible et les marches dépassent régulièrement les 50 cm. Pascale souffre énormément et je serre les dents en sentant un point de tendinite sur un ischio-jambier. Le trekking évolue lentement mais surement vers un calvaire interminable.

Le "camp 3" marque la fin de la jungle et le début d'une zone sèche entourée de prairies herbeuses que les dernières langues nuageuses viennent lécher péniblement. Nous sommes désormais au dessus des nuages et on aperçoit bien le sommet du cratère. Les porteurs souffrent également mais avec 35 kilos sur l'épaule, ils continuent à nous doubler en s'excusant, quelle leçon !

Nous n'en pouvons plus, Pascale est à la limite du renoncement, elle a envoyé promener les guides et porteurs qui l'accompagnaient et préfère terminer à son rythme, seule, sans pression.

Au "camp 4", il reste, une dernière montée de 15 minutes, j'en mettrai 30 tellement je suis fatigué. Mes jambes ont décidé de récupérer leur indépendance et je ne contrôle plus grand-chose lorsque je sors enfin de la zone rocheuse qui me sépare du sommet. Il faut obliquer à droite vers le dernier camp pour apercevoir ce fichu volcan… Encore quelques mètres, quelques pas, il y a des gens assis qui fument des cigarettes sur la crête, j'y suis presque, je titube et c'est en boitillant que je rejoins les nombreux arrivés…

Epoustouflant, même si je n'en ai plus beaucoup, j'ai le souffle coupé par la vue qui s'offre à moi… que c'est beau… jamais je n'aurai pensé…

Un immense cratère vertical emprisonne un lac au centre duquel émerge un cône volcanique remarquable. Des langues de lave séchée de couleur pourpre et rose glissent en rampant jusqu'aux rives. Nous nous trouvons au dessus de ce jeune cratère qui forme une presqu'ile et le soleil couchant ajoute une note dramatique au panorama. C'est la plus belle chose que nous ayons vu en Indonésie, ma-gni-fi-que ! Le nouveau cône du volcan (gunung Baru) n'a que 200 ans. Il reste très actif et a connu sa dernière éruption en octobre 2004.

Pascale arrive 1 heure plus tard, elle avance avec beaucoup de difficultés et semble très marquée par la douleur et l'effort. Comme pour moi, la vue du volcan a un effet magique et on oublie assez vite les difficultés passées en se laissant posséder par un tel paysage.

Le seul souci, ce sont les pieds, les jambes et le dos qui refusent de se mettre d'accord pour faire avancer nos vieilles carcasses. Les sacs semblent peser des tonnes et nous donnerions chers pour avoir 10 kilos de moins…

Chaque groupe occupe une position stratégique sur la crête, les premiers arrivés sont les premiers servis et les places sont chères. Nous avons un porteur en retard et notre guide "Waterman" nous installe sur des places très inclinées et rocailleuse. Très vite, le soleil décline sur une magnifique mer de nuages, le froid s'installe et les gens se regroupent autour des feux de camp.

Au loin vers le soleil couchant, la chaine volcanique de Bali émerge de la masse nuageuse et le ciel prend une teinte rougeoyante pour couronner cette épuisante journée de marche. 9 heures de montée avec 3 heures de pose pour Pascale et une heure de moins pour moi.

Ce soir, au menu, riz frit au poulet arrosé de grands verres de thé chaud !

Tout est bien enfermé dans les tentes car de nombreux chiens sauvages boulottent les restes quand tout le monde dort.

Nous avons des matelas plus épais que les autres mais ce ne sera pas suffisant pour passer une bonne nuit…

 

10/08/12

Des heures à glisser, à se retourner, à se pousser, à se donner des coups de pied et à glisser à nouveau, tout ça en écoutant les reniflements des chiens qui patrouillent en meutes, bref une vraie nuit de merde, ça c'est dit !

C'est avec soulagement que nous accueillons l'aube et la séance pipi du matin est assez compliquée !!! Aucun arbre, nous sommes dans une cuvette mais pas de toilettes !!! On se cache donc derrière des brins d'herbe ridicules pour se soulager. Ensuite, nous escaladons péniblement les 200 mètres qui nous séparent du bord du cratère pour assister au lever de soleil.

Comme d'habitude, le soleil trop rasant n'apporte rien et ce n'est que lorsque les premiers rayons éclairent le cratère que nous jouissons à nouveau du spectacle.

Pancakes-banane, toasts aux œufs et thé pour tout le monde ! Sandy et Abdel n'ont pas bien dormi non plus et nous commençons tous à redouter la descente…

Il y a plusieurs options de trekking : la formule trois jours se poursuit en descendant jusqu'au lac puis il faut remonter le cratère de l'autre côté et y dormir. L'ascension du sommet principal (3726m) se fait en partant très tôt le matin du troisième jour. Soit encore plus de 1000m de dénivelé à ajouter…

Notre formule de deux jours est la moins difficile mais je comprends que 95% des randonneurs aient moins de 30 ans !

Nous profitons de l'extraordinaire vue encore quelques heures et à 9h30, nous amorçons la descente.

Nous sommes, certes, plus rapides qu'à l'aller mais nos muscles sont déjà très éprouvés et 5 heures plus tard, nous sommes bons à être ramassés à la petite cuillère. Ampoules éclatées, cloques sanguinolentes, crampes, tremblements musculaires, etc. tout arrêt se solde par une reprise de l'effort extrêmement douloureuse.

Je suis beaucoup plus vaillant en descendant et j'ai vraiment l'impression que mon corps s'est réveillé aujourd'hui, comme nous disions avec Yves, j'ai passé la seconde ! Il est vrai aussi, que j'ai toujours eu une bonne descente !!!!!

Arnaud nous téléphone au moment où je réussis à enlever un godillot mais la communication passe mal. Pascale arrive pieds nus, elle a fait les 4 derniers kilomètres en chaussettes mais elle y est arrivée !

Allongés, vautrés, épuisés, les yeux fermés, devant l'entrée du parc national,  notre minibus klaxonne enfin…

Nous ne pouvons plus mettre un pied devant l'autre et nous nous hissons plus que nous ne montons dans le véhicule mais nous savons que c'est fini, on va pouvoir se reposer enfin…

Oudine nous attend sur le bord de la route avec un coca frais, Badinguet ondule sous l'effet d'une légère houle et nous le rejoignons sans tarder…

 

11/08/12

Une nuit douloureuse pour nos corps fourbus et le vent a soufflé fort toute la nuit, chahutant le mouillage…

Nous quittons notre baie vers 9h30 et les courbatures sont épouvantables, nous crions à chaque pas, à chaque flexion, à chaque marche, la journée va être longue…

Nous prenons une bouée à Gili air, sur l'ile la plus proche de Lombok et débarquons entre deux pirogues de passagers. La plage est superbe, les bars, les restaurants et les paillottes se succèdent devant une eau transparente et chaude. Des milliers de touristes s'y délassent, profitant à fond des plaisirs balnéaires indonésiens.

Nous sommes vraiment très affectés par nos douleurs musculaires et nous pouvons à peine tirer l'annexe sur le sable lorsqu'un gusse se pointe pour réclamer 50 000 roupies pour la bouée… 4€ la nuit, on ne dira rien…

Steak frites sur la plage devant le lagon, une heure de massage balinais et retour à bord, on est au paradis et on va vraiment pouvoir récupérer de nos abus musculaires… On va rester là 6 mois !

12-13-14/08/12

Notre corps-mort tient bon malgré le vent qui se lève chaque après-midi. Tout ça pour dire que je ne suis pas complètement serein avec ces bouées qui ne reçoivent aucun contrôle régulier…

Réveil avec les premiers rayons de soleil, petit déjeuner, baignade ou tour de kayak. Repas sur la plage, installés confortablement dans des grands canapés, petite sieste et farniente jusqu’à l’heure de l’apéro où nous faisons nos premiers efforts de la journée en levant le coude ! Trop dure la vie aux Gili !

 

Nos courbatures ont la vie dure et ce n’est qu’au bout de 4 jours que nous recommençons à marcher à peu près normalement… Mes orteils sont devenus tout bleu suite à cette marche infernale !

Le temps passe tranquillement et nous lâchons notre bouée le 14/08 après un délicieux crumble aux pommes en terrasse du Zippbar.

Une courte traversée nous emmène à Bangsal où nous prenons un gros corps-mort sans rien demander à personne ! Cela fait deux jours que nous ne payons pas à Gili air et j’ai bien envie de continuer sur ma lancée !

 

BALI

 

15/08/12

Ca y est, nous quittons Lombok pour …………. BALI !!!!!! Bali la légendaire, easy Bali… sweet Bali… Happy Bali… L'ile aux milles temples…

La traversée entre Lombok et Bali fait 53 milles et le vent est au rendez-vous… Badinguet navigue au près-bon-plein puis au largue en accélérant régulièrement jusqu'à atteindre 12 nœuds en fin de parcours !!!! 5 nœuds de courant dans le derche, c'est hallucinant et le GPS indique une moyenne de 11,5 nœuds sur les 15 derniers milles. On est sur un véritable tapis flottant qui galope vers le Sud sans se soucier des marées. Ce courant est influencé uniquement par la saison et les phases de lune montante ou descendante… En ce moment, ça porte au Sud et dans un mois, ce sera l'inverse… Nous n'y comprenons rien mais une chose est sûre, ça va être difficile de repartir de là !

Nous sommes au niveau du premier way-point de l'alignement d'entrée de Serangan. L’accès est étroit et très chahuté par le courant et les 20 nœuds de vent. De grandes déferlantes se brisent sur l’épave d’un cargo qui s’est échoué récemment. Voilà une sinistre balise pour marquer la zone de hauts-fonds qui délimitent le Nord de la passe. Le plus dangereux est maintenant derrière nous et la zone de mouillage est surchargée de bateaux en tous genres. Des dizaines de bouées, de bidons, de débris de pontons flottants, de nasses de pêche et de radeaux défoncés, gigotent dans un clapot désagréable. Catafjord est là, chouette, voilà un point positif !

Nous circulons prudemment entre les bateaux à la recherche d'un corps-mort potable mais comment choisir ? Ils sont tous différents, certains sont matérialisés par des bidons, des bouteilles et des bouées colorées ! Comme rien ne semble nous convenir, nous continuons à tourner et soudain, nous apercevons une barque qui arrive rapidement vers nous en sautant dans les vagues. Les deux occupants nous font des grands signes, ils vont nous aider, ouf !

Une fois n'est pas coutume, nous merdouillons complètement pour récupérer l'amarre tendue par les employés. Le vent souffle fort et nous sommes très serrés les uns contre les autres aussi chaque approche est longue à préparer… Mais Pascale arrive enfin à immobiliser le voilier et après ça, il est facile de doubler les amarres et de ranger le bateau, on est à Bali !

La première impression est assez mitigée avec ce vent et ce clapot pourri qui nous remue en permanence…

Après avoir payé une semaine de bouée et rencontré quelques européens vieillissants qui profitent de la jeunesse indonésienne, nous partons en taxi à Sanur où nous louons une mobylette pour 3€ par jour. Le retour est impressionnant car nous ne sommes pas seuls sur la route, loin de là !

Une vraie ruche avec des milliers de conducteurs qui bourdonnent de tous les côtés. Il y en a partout, ça double à droite et à gauche, ça klaxonne, ça change de direction tout le temps, ça coupe la route, ça se gare sans prévenir et tout ça avec des vaches, des chèvres et des enfants qui se baladent au ras de la chaussée…

Badinguet est toujours accroché à sa bouée, coincé entre "Pelican V", le bateau de Paul (l'Australien qui m'a emmené chez le dentiste en catastrophe à Darwin) et "Capado" le voilier de Capucine et Adrien qui bouclent leur tour du monde en 2 ans.

 

16/08/12

Départ vers 8h pour le consulat de France où je dois faire authentifier ma signature sur un document de succession. Curieusement, le consul de France est une femme de nationalité indonésienne et comme elle n'est pas française (bien qu'elle en ait le physique), tous les papiers doivent partir à Jakarta pour être certifier par l'ambassadeur qui lui, est Français !!! C'est quoi ce bordel ??? Et en plus, ça coûte un bras parce que nous ne sommes pas inscrits sur le registre des Français vivant à l'étranger ! Nous devrions avoir les documents le 27 août, dans 10 jours !

Nous prenons ensuite la direction de l'office d'immigration de Denpasar, la capitale de Bali. Le bâtiment officiel est archi bondé, à l'intérieur, des milliers de personnes attendent ou s'agitent derrière et devant des dizaines de guichets dont les noms sont incompréhensibles !!! Je sens qu'on va se plaire ici !!!

Après avoir patienté 30 minutes devant le bon guichet, une jeune femme en uniforme bourré de galons nous explique que nous n'avons pas les bons documents ! Il faut que notre agent nous envoie une nouvelle lettre de sponsor mais voilà, les vacances commencent demain et il y en a pour 15 jours !!!

Nous nous écartons 3 secondes du guichet pour absorber l'information et 18 personnes nous passent devant… Je suis vert ! Dans 15 jours, nous serons hors la loi car nous aurons dépassé la validité de notre visa… Une chose après l'autre, Il faut d'abord qu'on sorte de ce bâtiment et qu'on respire un peu.

Le premier troquet qui a le wifi est le bon et nous atterrissons dans un salon de thé qui ne sert que du café, c'est ma journée, je déteste le café !

Je téléphone à Arlytha, notre agent depuis le début et, coup de chance incroyable, elle répond immédiatement. Comprenant très bien l'urgence de la situation, elle nous envoie immédiatement par courriel les 3 documents réclamés et il ne nous reste plus qu'à trouver une imprimante et un ordinateur ! Mais à Bali, tout est toujours facile et 20 minutes plus tard, nous retournons au bureau de l'immigration.

La file d'attente est de plus en plus grande et le service ferme à 14h ! Je tends fièrement à la galonnée, trois feuilles imprimées en … vert et lorsqu'elle m'annonce que nous récupérerons les visas et nos passeports le 4 septembre, c'est moi qui devient vert !!!!!!!!!! Trois semaines à attendre à cause des vacances, on est plantés à Bali, vous me direz, y a pire comme endroit…

Vive l'administration indonésienne… Nous passons le reste de l'après-midi à visiter quelques temples et découvrir Denpasar. La grande citée est complètement saturée par le trafic routier et à chaque feu de signalisation, quelques deux cents scooters jouent des coudes devant les voitures qui sont 50 mètres derrière. Le feu passe au vert et c'est la finale du 100 mètres sauf qu'il y a 199 Usain Bolt et deux Poitou ! C'est affolant, ça part dans tous les sens, je ferme les yeux et accélère pour rester dans le flux sans me faire engueuler par les gros 4x4 qui suivent et je prie pour retrouver le côté gauche de la route sans dommage…

Il y a des temples absolument partout, on ne fait pas 50 mètres sans rencontrer les sculptures menaçantes des dieux hindous ou les portes décorées des lieux de prières. Les drapeaux indonésiens sont omniprésents en cette période de fête nationale. Chaque poteau, chaque antenne, chaque statue, bref tout ce qui dépasse a un drapeau rouge et blanc accroché dessus !

Très au dessus de nous, haut dans le ciel, des centaines de grands cerfs-volants se détachent du ciel laiteux. Certains font plusieurs mètres de long et sont à plus de 100 mètres d'altitude. Ces escadrilles immobiles inquiètent même les pilotes d'avion par leur taille et leur position. En revenant, nous passons par la route animée de Sanur et le massage complet d'une heure y est proposé pour 4€… On ne va quand même pas se priver !

Bilan de la journée : on a une mobylette et le dos bien détendu, mais nous n'avons plus de passeport pour 3 semaines et le mouillage n'est pas terrible !

Nous passons la soirée sur "Catafjord" avec les "Capado" et le rhum antillais que Domi gardait en réserve a coulé tard dans la nuit…

 

17-18-19/08/12

Après un réveil un peu difficile, je fais une bonne heure de bidonnage gasoil à la station service du coin et nous passons le reste de la journée à végéter et à éliminer les grammes de la soirée d'hier…

Nous nous promenons beaucoup et accumulons les kilomètres au compteur de la mobylette et les massages à notre compteur perso !

On trouve ici d'immenses supermarchés, des magasins d'usine pour les grandes marques de vêtements de sport du monde entier et des quantités astronomiques de petites échoppes qui vendent des souvenirs et de la contrefaçon. On a même trouvé des vélos pliants à 65 € !!!

La marina de Bali à Benoa est tristounette et isolée, Kuta et sa fameuse plage évoluent continuellement en fonction des modes, de la modernisation et les touristes se comptent par centaines de milliers. Les routes sont excellentes, les ronds-points sont décorés de statues incroyables et chaque jour, nous prenons notre scooter pour découvrir un nouvel endroit. Ca va quand même être très très long, 3 semaines ici…

 

20-21/08/12

En route pour le centre de Bali avec au programme, la visite de Ubud et surtout les retrouvailles avec Yves.

En chemin, nous visitons quelques fabriques de sculptures et de meubles et nous repartons avec une petite table en teck qui sera parfaite pour l'apéro dehors ! Si j'écoute Pascale, on repart avec une tête de Shiva de 100 kilos !

A Ubud, nous trouvons facilement de quoi nous loger chez l'habitant pour une quinzaine d'euros et retrouvons Isabelle, Yves et leur fille Romane à leur hôtel. Il fait beaucoup plus frais dans les montagnes mais la circulation reste la même partout, complètement embouteillée !

La journée commence par une balade dans l'incontournable forêt de singes où les primates s'en donnent à cœur joie ! Ils sautent sans aucune crainte sur les touristes, s'assoient sur eux, leur cherchent des poux ou tentent de fouiller les poches ou les sacs à dos. Un touriste de Java a posé sont téléphone portable à côté de son sac, le temps de prendre une photo et son Smartphone s'est retrouvé perché à 10 mètres au dessus de lui dans un arbre…  

A midi, un nasi gorenk assez dégueu et le soir, nous nous retrouvons au Café Lotus pour voir des danses balinaises. J'avoue que je suis venu avec pas mal de réticence parce que les spectacles de danses, ça n'est pas ma tasse de thé ! Et bien, je n'en reviens pas, les danseuses sont vraiment extraordinaires… Si je m'essayais à réaliser leurs mouvements de tête, de jambes, de bras et de doigts, je finirai à l'hôpital désarticulé ! A la limite du contorsionisme, elles imitent les comportements du lion, du canard ou des oiseaux de paradis en effectuant des mimiques incroyables. Alliant vitesse, précision, équilibre et harmonie, elles effectuent devant une ribambelle de touristes en rang d'oignon, un ballet splendide. Yves et moi avons dû prendre une bonne centaine de photos et avec le faible éclairage, la compétition est lancée…

Je ne dirai pas qui a gagné le concours de la plus belle photo car j'ai ma fierté !

Le soir, Yves et Isa nous emmènent dans un petit resto au milieu des rizières. L'accès dans le noir en équilibre sur les murets restera dans les anales.

Après une nuit très fraiche et un peu courte, nous partons en voiture pour la journée. Visite du temple de l'eau, du temple Besakih et de la caldera du volcan gunung batur, entre autres…

Le soir, nous quittons précipitamment nos amis car rentrer de nuit ne nous enchante pas du tout…

Les jours suivants sont consacrés à ma santé… J'ai encore une dent de cassée et il va falloir que je m'en occupe… Non seulement, je déteste la roulette mais la roulette indonésienne m'angoisse encore un peu plus… Je préfère presque la roulette russe !

Grâce, encore une fois, à Nathapé, nous avons une adresse de clinique qui est recommandée par la "gazette de Bali", (journal de Bali pour les Français). Le rendez-vous est fixé à 19h, au milieu de Denpasar, nous qui voulions éviter de conduire la nuit, on est servi !

La dentiste est très belle, mais on s'en fiche car comme j'ai la bouche grande ouverte, je ne peux pas en placer une. Après quelques minutes d'observation, elle retire son masque et ses lunettes de protection. Elle m'explique qu'elle n'est pas assez équipée pour me traiter… Elle nous recommande une autre clinique dentaire, plus loin dans la capitale. Nous ressortons déçus mais munis d'une lettre de recommandation et d'un rendez-vous.

Le lendemain, je prends un grand risque en laissant Pascale dans Kuta avec une carte bleue et file à Denpasar !!!! Trois fois, je passe dans la rue indiquée sans remarquer la "clinique 911". C'est en demandant mon chemin dans un cabinet dentaire que je découvre que je suis au bon endroit ! La salle d'attente est remplie d'Australiens aux dents pourries et je me trouve une petite place devant une télévision gigantesque. Les programmes sont australiens mais je n'ai pas le temps d'en profiter car une autre superbe dentiste vient me chercher… C'est quoi ce pays où tous les dentistes sont des bombes atomiques ???

Elle ne parle pas très bien l'anglais et c'est un vieux gars, tout racorni et surtout très ralenti qui arrive avec une seringue pour m'anesthésier… Il doit gouter ses produits car il a vraiment deux de tension et au bout de quelques minutes, ma langue et tout le côté de ma mâchoire sombrent dans l'oubli. J'ai vraiment cru un instant que c'était lui le dentiste !!! OUF !

Une première radio semble nécessaire et on me demande de tenir avec un doigt la contre-plaque et avec l'autre main l'appareil à radiographier car le manche est cassé !! Trois heures, trois très longues heures allongé avec un spot dans la figure, la bouche grande ouverte et quand la dentiste a commencé à jouer de la roulette, je l'ai trouvé beaucoup moins jolie… Et quand son fils est venue tirer sur sa blouse pendant une demi-heure en criant, la faisant louper son amalgame, je l'ai trouvé assez moyenne… Et quand je me suis rendu-compte que la salle dans laquelle j'étais était en fait un couloir d'accès aux autre salles avec des gens qui passent dans arrêt, je l'ai trouvée carrément moche !

Bref, trois heures plus tard, je suis sur le trottoir, la tronche en coin, une dent dévitalisée avec une couronne provisoire et 3 millions de roupies en moins dans le portefeuille ! Je dois y retourner le 1er septembre pour récupérer ma dent définitive et finalement, je suis hyper content car une dent complète pour 250 €, no comment !

Nous retrouvons plus tard Adrien ("Esquinade") qui skippe "Quickenning" de Nouvelle-Zélande vers la France. Il a réussi à mouiller devant la marina de Benoa, chapeau bas !!!

Yves nous a rapporté la roue dentée en bronze  de notre réducteur de moteur d'enrouleur de GV. Encore une fois, Eric et Thierry de la Scamex ont fait des merveilles ! Ils ont réussi à faire fabriquer des engrenages identiques à ceux proposés par AMEL, et pour moitié prix ! Je me lance donc à l'attaque de mon réducteur qui sommeille dans un placard depuis 3 mois. Je ne sais pas si toutes les pièces métalliques ont fait comme nous mais il semble qu'elles aient toutes grossi et rien ne rentre facilement ! Il faut tout poncer et graisser !

Tout ça finit par s'arranger, comme toujours, et nous avons un nouvel enrouleur de grand-voile efficace !

 

24-25/08/12

Nos amis ont changé d'hôtel et c'est à Jimbaran, juste au Sud de la folie de Kuta qu'ils posent leurs sacs quelques jours… Le changement est brutal et le calme du centre de Bali n'existe plus du tout en ces terres infestées de touristes en mal d'exotisme…

En ce qui nous concerne, leur déménagement est parfait car nous sommes à 30 minutes de mobylette et nous passons nos journées en leur compagnie.

Yves et moi partons découvrir de nouveau coins en scooter pendant que Pascale, Isa et Romane profitent de la piscine tout en longueur de l'hôtel.

Après avoir discuté longuement avec les pêcheurs de Benoa, c'est, tout à fait par hasard, qu'Yves et moi tombons sur un incroyable spectacle… Un concours d'un genre très original se déroule sur la plage de Sanur… Les équipes qui comptent plusieurs dizaines de membres, sont identifiées par de grands drapeaux et des fanions qui flottent dans l'alizée. Une sono hurle au loin les ordres de décollage et les juges notent les participants avec beaucoup de rigueur.

Puis le départ est donné, tout le monde s'agitent, le groupe qui tire sur la longue corde est parti en courant contre le vent. Les autres portent l'incroyable cerf-volant au dessus de leur tête en l'inclinant vers le ciel. Le vent s'engouffre dans l'imposante voilure et le monstre de 10 mètres de long s'envole lentement vers le zénith, déroulant une traine de tissu, couleur feu, de 100 mètres de long. Une bonne vingtaine de cerfs-volants décollent en même temps, comme une escadrille de fusées multicolores.

Les équipes de tireurs orientent les élingues pour éviter un accrochage en plein vol et au bout de quelques secondes, les gigantesques mobiles aériens se stabilisent au dessus du grand terrain de jeu. Les plus grands cerfs-volants sont ornés d'une tête de dragon dorée et pour les transporter, il ne faut rien de moins qu'un camion escorté d'un convoi de véhicules en tous genre…

Après l'atterrissage en douceur des plus gros, c'est maintenant au tour des cerfs-volants plus petits qui font quand même près de 5 mètres d'envergure ! Eux aussi sont équipés de baguettes de bois cintrées reliées par de puissants élastiques... Sous l'effet du vent, les élastiques entrent en vibration et le bruit est très impressionnant. Presque 200 engins quittent le plancher des vaches en même temps dans un vacarme étourdissant, on ne sait plus où donner de la tête et de l'objectif, il y en a partout !

Yves et moi sommes complètement sous le charme de la compétition et les jeunes engagés partagent volontiers avec nous leur joie de faire décoller et de manœuvrer de si beaux appareils.

Ravis, nous finissons la journée comme chaque soir, sur la plage de Jimbaran à marée basse. Des centaines de table, éclairée aux chandelles, sont dressées sur le sable pour accueillir les Balinais et leurs visiteurs. Crevettes géantes grillées, brochettes et poisson mariné, le tout arrosé par l'incontournable bière Bintang, LE PIED TOTAL !

 

26/08/12

La famille Mailliere est dans l'annexe à 10h, ils ont quitté leur hôtel pour Badinguet qui trépigne à l'idée de bouger un peu !

Nous laissons notre corps-mort et l'eau sale de Serangan pour rejoindre le puissant courant  qui file vers le Sud… Le seul problème, c'est que nous allons vers le Nord et il va nous falloir quatre heures, avec voiles et moteur pour parcourir les 12 milles qui nous séparent de l'ile de Lembogan. Nous mouillons très au Sud pour éviter la cohue des bateaux de touristes et c'est parti pour l'aventure !

 

Deux jours de rêve avec nos amis, visites en scooter, longues baignades, jeux de plage, balades en surf et en kayak, restaurants en bord de mer, discussions passionnantes et même quelques spectacles privés que les filles nous ont concocté !!! Déguisées avec des perruques en blondasses de base, elles se sont trémoussés sur des musiques brésiliennes, je préfère ne pas en dire plus et les photos sont éloquentes ! J'en ai avalé ma couronne provisoire !!!!

 

28/08/12

Retour à Bali à la vitesse de 11 nœuds en 40 minutes !!! Yves et sa famille débarquent et nous leur trouvons une voiture à regret. Ils repartent vers Ubud et termineront leur séjour vendredi prochain…

 

29/08/12

Nous arrivons très tôt à Ubud car pendant ces fêtes hindouistes qui ont lieu tous les 6 mois, la circulation est carrément infernale. La voiture avec chauffeur nous attend à l'hôtel "Ananda cottage" et Yves nous a concocté un programme comme il sait le faire.

La route qui mène au temple Batucaru est inaccessible tellement il y a de monde et c'est à pied qu'il faut se farcir un bon kilomètre de grimpette. Une fois n'est pas coutume, il n'y a pas de ticket d'entrée et on nous prête des sarongs en échange d'un don.

Le temple est envahi par les pèlerins et les fêtes de Galungan battent leur plein.

Partout dans l'ile, les processions sont innombrables et chaque rue, chaque maison est soigneusement décorée avec des "penjor". Il s’agit de troncs de bambous finement ornés d'épis de maïs, de feuilles de palmiers tressées et un morceau de tissu jaune ou blanc ainsi que des jeunes pousses de cocotiers symbolisent le dragon "Naga Basuki". Bref, un vrai plaisir pour les yeux !

Le temple Batucaru est lui aussi, le siège de nombreuses processions et dans chaque enceinte, des cortèges se forment. Ils sont précédés de femmes qui dansent en marchant à reculons. La foule est compacte et au milieu des percussions balinaises, les fanions, les drapeaux et les ombrelles se croisent à l'ombre des temples. Certains pèlerins marchent à quatre pattes en imitant des animaux pendant que d'autres les poussent ou les tirent. Dans l'assemblée, quelques jeunes filles se lèvent en pleurs et entrent dans des transes très impressionnantes. Inutile de dire que les appareils photos n'ont pas chômé !

Après un passage par les rizières du centre de Bali, nous terminons notre journée par le temple d'Ulu Danu qui honore la déesse des eaux sur le lac Bratan.

Encore quelques heures de voitures dans une circulation épouvantable et nous sommes de retour à l'hôtel de Yves.

Isa et Pascale sont parties se faire masser pendant qu'Yves et moi profitons d'une dernière Bintang à Ubud.

Nous passons, une fois de plus, une excellente soirée au "Casa Luna" et le retour à 23h en scooter, dur, dur !

 

31/08/12

Pascale et moi nous retrouvons seuls, on s'était bien habitués à leur présence et avons vraiment adoré les avoir à bord et partager ces bons moments.

Nous achetons de grosses têtes de bouddha et Shiva en pierre volcanique, histoire de lester un peu Badinguet et le reste de la journée est consacré à trouver une solution pour faire parvenir des documents  certifiés (que nous n'avons pas encore) à ma tante Catherine, hyper compliqué !

 31/08/12

Pascale et moi nous retrouvons seuls, on s'était bien habitués à leur présence et nous avons vraiment adoré les avoir à bord et partager ces bons moments.

Nous achetons de grosses têtes de bouddha et Shiva en pierre volcanique, histoire de lester un peu Badinguet et le reste de la journée est consacré à trouver une solution pour faire parvenir des documents (que nous n'avons pas encore) à ma tante Catherine, hyper compliqué !

Juste encore un mot sur Kuta et son overdose chronique de touristes, d'huile solaire, de fesses et d'abdominaux bronzés, de conduite à risque en scooter, de masseuses ambulantes et de vendeurs de rue. Le Sud de Bali est devenu la vitrine d'un monde auquel nous n'appartenons plus. Des dizaines de milliers de jeunes qui ont les moyens et des corps de magazine passent de leur hôtel à la plage et de la plage aux ruelles marchandes pour finir dans les grandes boites de nuit de "Legian".

En fait, il y a très peu de moches à Bali et les jeunes vieux que nous sommes faisons comme ceux de notre âge, on se cache sous des maillots de bain bouffants, on rentre nos ventres et on reste à l'ombre pour que le peu de peau élastique qu'il nous reste ne s'avachisse pas trop vite sous l'effet du soleil. Pour conclure Kuta est devenue fatigante, comme un énorme miroir posé juste devant nous pour nous rappeler que nous ne sommes pas eternels et que les tentations d'aujourd'hui resteront au stade des tentations à jamais… Vivement la maison de retraite qu'on ne voit plus que des gens de nos âges, c'est tellement plus reposant !

 

1er-2-3/09/12

Ma dent définitive est en place et me voilà donc couronné de céramique tel un vieux roi aux ratiches pourries mais bien content de pouvoir mâcher des 2 côtés à nouveau. Reste à récupérer les passeports et faire les dernières courses, tout ça se fait, bien évidemment avec notre scooter que nous avons depuis 3 semaines… Il suffit de mettre son casque et de basculer en mode "Arcade" pour commencer le jeu vidéo routier !!!! Je ne suis vraiment pas mécontent de rendre ce fichu deux roues et de laisser la route aux Balinais et de rendre  Badinguet à la mer

 

4/09/12

Nos passeports sont tamponnés et "in the pocket", le scooter est  retourné à Sanur et nous sommes assis à l'arrière du taxi qui nous ramène au bateau. Sur le siège arrière, se trouve une belle série de statues en bois sur laquelle nous louchions depuis 2 semaines, dernier souvenir de Bali…

Badinguet appareille à 10h45. Comme prévu, nous serrons la côte au plus près pour bénéficier du courant inverse et vers midi, les voiles suffisent pour progresser efficacement vers le Nord-est. La pointe Est de l'ile est dépassée vers 16 heures et nous nous éloignons lentement de Bali vers le Nord-ouest, le tour du monde reprend ! Le seul objectif de la journée est atteint, rejoindre le large avant le coucher du soleil…

 

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