Les Voyages Carnets de Voyage Publications Pascale & Nicolas Côté Escales

Iles Anglo-Normandes Espagne 2006 Passage Méditerranée Corse-Sardaigne-Tunisie 2007

 
Corse-Sardaigne-Tunisie 2007...

 

Samedi 30 juin à 21h

Départ de Bormes les mimosas …. La nuit est calme, au moteur, personne ne dort, l’angoisse de la première nuit à bord ou le parfum excitant de l’aventure….

La lune est pleine et éclaire la surface ridée par les 5 nœuds de vent contraire.

Quelques dauphins nocturnes viennent jouer devant l’étrave pour le plus grand bonheur de Martine qui découvre en 22h de navigation les mammifères marins, les énormes ferries qui parfois nous frôlent et les joies d’une nuit blanche à veiller… Citons également un banc de Bonites bondissantes, un calamar et la perte, une fois de plus de la totalité de mon bas de ligne au gros….. Encore un poisson que je ne remonterai pas à bord….

Arrivée sur la plage de Salecchia vers 18h15, gonflage de l’annexe et petite baignade sur une plage « quasi Seychelloise » tant le sable est éblouissant. Retour a bord avec quelques soucis de moteur…

Les yachts à 15 millions de dollars sont repartis et enfin une bonne nuit…

Réveil à 9H, tranquille puis grande balade sur les hauteurs du désert des Agriattes…. Bilan, de longues balafres sur les pattes arrière et quelques épines à retirer plantées un peu partout… Mais quelle vue !! Martine et Pascale ne sont pas montées tout en haut mais tout le monde a apprécié le bain dans l’eau transparente… 

Et toujours ce P….. De moteur d’annexe qui cale tout le temps…

L’après midi, tentative de réparation.. C’est de pire en pire, en démontant l’embase, toute l’huile s’est sauvée et je n’ai pas de quoi la remplacer. 

Lundi après- midi, Direction Saint Florent. Deux heures de navigation sans vent vers le fond du petit golfe. Je mouille au fond de la baie et demande une place au port par VHF car le moteur de l’annexe est en panne et que le vent se lève (et surtout, je n’ai aucune envie de faire le taxi à la rame !)

1h30 plus tard, une voix féminine me confirme ma place et nous rentrons nous garer à cul entre de sardines dans la même boite !!!  Visite de la citadelle (peu d’intérêt), puis achat d’huile d’embase (très intéressante) puis course de frais.

Alors que Martine et Pascale font les boutiques, je m’attaque au petit moteur…  Et là… Alors que le 10eme yacht de 40m manœuvre dans le port, Je fais tomber le carbu au fond de l’eau… BORDEL !!!!! J’attrape ce qu’il reste du moteur et le jette sur le quai.  Je téléphone au ship du coin, ils ont des moteurs neufs !!!!!   Et me voila parti avec la carcasse sans vie du petit Yamaha lorsque je croise un gars du port qui me dit qu’il n’y a pas vase au fond et qu’en plongeant, je devrai récupérer mon carburateur… Demi tour, plongée dans le port, récupération, réparation…. Résultat, il tourne comme une horloge, allez comprendre ????

Diner dans un resto (le marinescu) avec une vue imprenable 2m50 au dessus de l’eau…

Retour à bord, discussion avec les voisins sur la météo qui semble se dégrader sérieusement…  

Nuit moyenne avec des enf…… de ritals qui foutent le bordel… Je gueule et je regueule et ils finissent par aller se coucher…

 

Mardi 3 Juillet.

Réveil à 5h a cause de Martine et à 5h30 à cause du réveil !!! Peu de vent mais nous savons que ça va forcir… Direction L’ile rousse contre vent et vagues avec rafales à 40 nœuds. Arrivée devant la plage vers 11h du matin et le vent forcit de plus en plus.  60m de chaine suffisent à nous tenir sous les rafales de W-SW. Des voiliers arrivent avec plus ou moins de difficultés pour mouiller devant le petit village. Force 9 à 10 sur la Balagne, on est servit….

Un coup d’apnée pour vérifier le mouillage puis un coup d’annexe pour se faire tremper  et faire le tour du centre ville et pour finir, un coup de courses de bonne bouffe…. J’oubliai la glace….

Retour à bord pour la confection du repas par mes deux cuisinières personnelles….  Un  régal !

Une nuit avec un vent du diable, il manque des bateau à l’appel, sont-ils au port, ont-ils dérapés ??? Nous apercevons un génois en 3 morceaux battre au vent dans la petite marina !!!

 

 

 

Mercredi 4 Juillet.

Réveil à 8h sous des rafales à 10 !!! D’autres voiliers essayent avec beaucoup de mal de se mouiller dans la zone et un zodiac vient nous annoncer que nous devons mouiller ailleurs car nous sommes dans la bande des 300m !!! Et voila tout ce petit monde, dans un vent à tuer une vache Corse à 100m, se déplaçant, dérapant, se frôlant et se couchant sous les rafales !!!

En ce qui nous concerne, la première tentative fut la bonne et 70 mètres de chaine, ça change tout (Merci Didier).

Il est maintenant 15h, ça souffle toujours aussi fort, toute sortie en annexe est compromise pour le moment, nous patientons, coincé avec ce vent très puissant qui devrait mollir cette nuit… Inch Allah !!!!

Finalement nous passons toute la journée bloqué à bord sans pouvoir débarquer à cause du vent tempétueux.

Une nuit un peu hard mais les rafales ont perdues 10 nœuds en moyenne…

 

Jeudi 4 Juillet,

Rafales à 40 nœuds, tout rentre dans l’ordre pour utiliser l’annexe mais inutile de prendre la mer pour Calvi avec ce temps…. Donc, après une courte visite du phare de l’ILE ROUSSE, nous prenons le petit train pour Calvi et emmener Martine à son avion….

 

Retour à L’ile rousse par le petit train, ravi de retrouver le bateau et l’annexe entiers !!! C’est dingue ce qu’on s’inquiète quand on quitte sa « maison » !!

Arrivé sur le bateau, on pose tout le matos qu’on vient d’acheter à Calvi (lignes de pêche pour le gros et ligne de traine… pour le gros aussi, tant qu’à faire !

Un gros dodo et réveil à 5H

 

Vendredi 7 Juillet

Mer agitée, et très peu de vent de face ….moteur et on taille à la hache les vagues jusqu’au golfe de Calvi puis jusqu’au mouillage de Revelatta où nous passons la journée  au soleil.

Un petit tour à terre pour aller jusqu’au phare et retour pour pêcher  enfin un poisson !!!! Une saupe atterrit dans le bateau après avoir confondu mon hameçon entouré de pain aux 6 céréales avec son diner…

Une nuit très calme dans cette petite anse et réveil à 6H

 

Samedi 7 Juillet

Départ pout Galeria, toujours peu de vent et dans le nez et une mer agitée, chiante !!

J’essaie la nouvelle ligne sur des fond de 80 m mais rien ne mord et je ne suis pas sûr d’être au fond avec ce leurre de 150 g !!! Nous essaierons une autre fois…

Finalement, nous passons devant le golfe de galeria pour aller vers  l’anse d’Elbo, coin absolument paradisiaque au milieu d’une eau transparente avec des falaises  verticale de granit rose tout autour, le panorama est magique !!!! Nous nous baignons et profitons tranquillement de la journée… La météo nous annonce un nouveau coup de vent pour la nuit de lundi à mardi !!!!

 

Nous partons donc pour l’anse très connue de Girolata où le mouillage est désormais remplacé par des corps morts payants !!!  Tout ça pour financer la préservation du site… Nous n’avons jamais vu un coin si sale depuis que nous sommes partis, Je pense que le coup de vent de la semaine dernière à poussé les déchets dans cette anse magnifique, dommage !!!! Nous ne nous baignerons certainement pas la dedans ! Et vivement demain que nous repartions pour le sud car il va falloir à nouveau s’abriter d’un avis de coup de vent d’ouest prévu lundi ! Donc Cargese ou Sagone.

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 Dimanche 8 juillet

Départ le 8 juillet après un bon petit déjeuner… Je presse un peu Pascale car j’ai hâte de quitter ce coin ! Nous avons pourtant très bien dormi malgré le fait que nous étions collés les uns aux autres !!! Tout le monde s’est bien respecté et à fait attention  à son prochain…. Même les ritals !!!! Sauf un yacht (italien!)qui a mis son moteur pendant 2 heures pour avoir de l’électricité… Toujours les mêmes qui foutent la m….

En partant  nous faisons le tour d’un sloop de 30m au mouillage, avec un équipage tiré à 4 épingles…. On rêve un peu quoi ?!?!

Chemin faisant, je mets un peu la traine au gros mais rien ne prend, nous sommes trop près du rivage. Je pense souvent à Martine qui, hélas s’est tapé un monstre coup de vent alors que nous filons sur une mer d’huile au milieu de falaise rouges extraordinaires !!!! Revenez !!!!

Mais mon esprit est surtout occupé par le retour de Maël qui doit être dans l’avion avec ce doux mélange de tristesse et de bonheur. Il va avoir du mal a retrouver ses marques après 1 an chez les kangourous !!!!!  En tous cas il doit arriver en Corse le 15/07 à 8h du mat à Propriano…. Nous continuerons vers la Sardaigne puis la Tunisie avec lui. On va voir s’il ramène du poisson en chasse sous-marine!!!
Arrivée à Cargese vers 11h30. Nous mouillons devant la plage entre un gros cata et des rosbifs. Un tour d’annexe, une baignade et nous poursuivons vers Sagone pour mouiller au ras de la plage derrière les corps mort des locaux.

Je m’amuse à plonger sous le bateau, à prendre appui sur le fond de sable et essayer de soulever le bateau sous la quille… Activité débile mais qui permet de vérifier le calage du sondeur, il y a donc exactement 1m70 sous la quille !!!! Tout va bien !!!!

 

Comme d’habitude, un paquet d’autres voiliers viennent se coller à nous alors qu’ils ont  12 kilomètres de plage plus loin mais bon… ENCORE DES RITALS !!!!

5 kilomètres de marche à pied sous un soleil de plomb et 40°C à l’ombre pour acheter des produits frais et retour au bateau en annexe…. Baignade, baignade pour se rafraichir puis un bon film sur l’archos avant de sombrer dans les bras de morphéus !

Tout ces petits sauts de puces au moteur nous permettent de conserver tous nos appareils électriques en état de marche,  de garder un frigo toujours très froid et des piles bien chargées pour tous nos appareils photo, caméscopes et autres instruments électroniques dont nous raffolons !!!

 

Lundi 9/7

Réveil avec les premiers rayons du soleil comme d’habitude, la météo du matin confirme le coup de grand frais pour la nuit de lundi à mardi et mardi toute la journée…. Dons il nous faut un abri des vents d’ouest et ils ne se bousculent pas sur cette côte ! Direction Ajaccio.  Nous décidons de passer au large des iles sanguinaires pour faire un petit coup de pêche…  tous les essais faits avec le matériel local (pèche à 100m de fond en dandinant sur un leurre de 150g) se sont avérés infructueux…. Donc place à la pèche bretonne et je sors la « criminelle ». A peine pascale est-elle en place qu’elle crie… « J’en ai un, j’en ai un ! »  Etant occupé avec maxsea à repérer chaque caillou, chaque haut fond, Je remonte promptement vers pascale pour ramener une belle dorade ou « pagre » !!! Ça commence bien !!!!

Par la suite je vais louper un barracuda qui se détachera juste au moment où je le sors de l’eau !! Dommage !!!

Arrivée à Ajaccio vers 13h30 avec un vent qui monte doucement. Il ya deux ports de plaisance et le premier sera le bon (Le port Tino ROSSI). Après m’être présenté sur le canal 9, on me donne ma place. Une fois amarré à cul, j me rends compte qu’il n’y a pas de pendille et que tout le monde est mouillé dans le port, merde !!! Avec mon pas à gauche, ça va être coton de mouiller puis de me glisser en marche arrière entre 2 voiliers !  Je tente donc la manœuvre avec mon annexe et me voila parti avec 15m de chaine de 10 et une ancre de 20 kilos dans le port, à la rame et sous le regard de tous les badauds du coin qui se disent « il ne va pas y arriver, etc.… »  Et bien si, avec une technique peut être pas très catho mais j’ai bel et bien mouillé avec mon annexe et tendu ensuite le tout avec le guindeau…  Le quai est très  au dessus du niveau du pont de manitou et comme ça m’était déjà arrivé à Bormes les mimosas, les chaumards éclatent sous la pression des amarres !!!

Mais comme nous restons 2 jours à cause du coup de vent, je pourrai réparer… Vidange et changement de tous les filtres moteur sont aussi au programme de ces 2 jours au port !!!!  Pascale va avoir le temps de faire les boutiques !

Un orage sorti de nulle part vient rincer le pont puis nous mangeons la belle dorade en écoutant la musique des restos voisins. Une prise anti moustique, une dernière balade sur le port et dodo !

 

Mardi 10/7

Réveil en sursaut par un choc énorme et Pascale qui crie, « on a tapé le quai ! On a tapé le quai ! »

Mais où est mon slip, je ne vais  pas sortir à poil devant tout le monde !! Ah, ça y est, un short ! Vite sur le pont, je constate les dégâts… D’ailleurs, je ne suis pas le seul à constater les dégâts… Tous le monde est dehors en trin de tenter de trouver une solution pour que ça ne recommence pas… Retendre la chaine au guindeau, lâcher un peu des amarres arrière, etc.

Nous décidons de détacher totalement les amarres du quai et de nous attacher sur des gros pneus qui feront office d’amortisseur !!! Et ça marche !! La plate forme arrière en inox est plié, l’échelle de bain est complètement défoncée et un gros choc a fait exploser le liston et 40 cm de stratifié sur le rebord arrière…. Ca va finir par faire une escale très chère !!! Pascale est inquiète car elle n’a vraiment rien pu faire pour éviter la percussion ! 

 En fait, ce sont les gigantesques propulseurs d’étrave d’un ferry Corse-Continent qui nous ont expédié embrasser le quai !!!  Donc ce qui est arrivé une fois avec une cause identifiée se reproduira…. Gulp !!!

Aujourd’hui, achat d’huile vidange et surveillance des ferries au programme !!! Il fait beau et ce choc nous a sérieusement calmés !

 

Mercredi 11/7

Encore une fois debout à 6h pour surveiller l’arrivée des ferries !!! Et tout se passe bien, on finit par se demander ce qui a bien pu se passer hier !!!

Je fais consciencieusement la vidange et change les filtres à gasoil et  à huile.  Le plein d’eau  douce est fait… Il ne manque plus que le vent tombe !!! Et c’est prévu pour demain soir, enfin !

Nous faisons une grande balade en vélo vers les iles sanguinaires pour une trouver une plage très chouette où nous lézardons après ce gros effort de pédalage contre le vent (Pascale a adoré !)

Retour sur le port vers 16h, quelques courses( pour tester un nouveau plat à la cocotte), et surtout un guide de la Sardaigne et des boutons-pression pour faire notre bâche anti-soleil sur mesure !!! Pour l’instant, elle ne nous manque pas tant il fait frais le soir…

Au quai d’honneur du port Tino Rossi, nous passons et repassons devant un ketch anglais de plus de 50m, une pure merveille avec un équipage en uniforme… Je n’ai jamais vu un bateau avec des mats si hauts, incroyable….

La soirée se termine en compagnie d’Anna, l’ancienne standardiste de la maison de retraite de Crosne !!! Elle vit désormais à Ajaccio et NE S’EN PLAINT PAS !

On se regarde un film « Le Dalhia noir » auquel on ne comprend rien à l’intrigue…. Ca rend idiot la mer ou quoi ????

 

Jeudi 12/7

Départ du port vers 7H30 après avoir retirer tous les pare-battages, les protections, les bouts de pneus, et les multiples amarres, sans oublier l’ancre mouillée au milieu du port !

Nous faisons ensuite la queue à l’essence pendant plus d’une heure à faire des ronds dans l’eau !!!! C’est vraiment des rapides les Corses !

Puis direction l’autre coté de la baie d’Ajaccio, une houle de 1 à 2 mètres nous ralentit et le vent est une fois de plus au SW, bien dans le pif…. Je tire un bord puis je craque et laisse l’artimon pour poursuivre au moteur et mouiller dans l’anse d’après Portigliolo. Enfin, un abri qui tient la route mais nous ne sommes pas seuls !!! Je mouille entre 2 corps morts puis c’est le défilé des yachts et des voiliers qui, comme à la plage sur la côte d’azur, viennent se planter juste à côté de vous, au risque de vous percuter en tournant autour de leur ancre ! 3 navires se voient ainsi gentiment prié d’aller se mouiller ailleurs !! Je plonge avec mon masque, comme d’ habitude sur l’ancre et découvre que la chaine fait un tour autour d’un gros rocher et s’est bien coincé entre deux blocs !

Il y a 10 m de fond et quand j’arrive en bas, il ne me reste plus trop d’air pour tirer sur cette fichue chaine ! Nous verrons demain si elle se décroche avec le guindeau…. En tous cas, on ne risque pas de déraper cette nuit !!!!

Il ya des poissons  partout sous le bateau et j’aperçois même quelques barracudas qui rodent au fond… Il suffit que je prenne mon fusil pour voir tout ce petit monde s’éloigner de 20m, hors de portée de tir !! Pas con les poissons Corses !

Sur la plage qui n’est accessible que pour quelques villas privées, une femme âgée arrive et pose ses affaires dans le sable. Elle doit avoir entre 75 et 80 ans et la voilà qui se baigne. Un léger rictus au moment d’entrer dans l’eau fraiche puis, elle part en dos crawlé… Ses épaules, abimées par l’arthrose et les rhumatismes ne lui permettent pas d’élever tout en haut les bras aussi ne se sert-elle que d’une légère amplitude pour avancer… Elle est revenue au bout d’une heure en nageant le crawl avec un seul bras, le droit restait sous l’eau, certainement trop douloureux… Quel exemple !!!!

Retour au bateau avec l’annexe pour boire un apéro et vous écrire ces lignes… Maël arrive dimanche matin à Propriano. On reste dans les parages demain car nous ne somme qu’à  4h de navigation de son point d’arrivée.

 

Vendredi 13/7

Réveil tranquille… Chocolat au lait et café, le tout avec le pain que Pascale a fait la veille… Il manque un peu de sel mais il est nettement meilleur que celui de la dernière fois… Départ après avoir jeté notre sac poubelle dans une immense poubelle-bouée flottante placée là, au milieu des corps morts.

Concernant la chaine de l’ancre coincée,  la force du guindeau, conjuguée au déplacement du bateau ont eu le dessus sans trop de problème et nous filons vers la baie de Propriano sans vent.

Nous passons la matinée à nous baigner sur la plage de Cupabia, magnifique baie profonde avec une eau transparente.

 

Vers 14h, après avoir mangé à bord, nous allons mouiller à Porto POLLO, (traduisez le port des poulets !). Le coin est splendide et nous sommes encore une fois un des plus petits voiliers avec des yachts anglais extraordinaires. Pour éviter de payer un corps mort, j’arrive à mettre l’ancre devant la petite plage et personne ne vient réclamer son dû !!!  Encore des courses de frais et des baignades (avec une grosse fraise melba bien sûr !)

 

Samedi 14/7

Une bonne nuit toujours sans vent et nous partons sur mer d’huile vers Propriano. Au passage, je tente encore un coup de pêche profonde  mais sans aucune touche ! Puis direction une petite crique magique où nous nous prenons pour Robinson. Je plonge, fusil en main pour titiller le gardon mais ils sont trop farouches et impossible d’être à portée de tir…. Vers 15 heures, nous mouillons difficilement dans le fond de la baie de propriano, au milieu des jets ski, des zodiacs, des catamarans et des pédalos !!! Nous sommes juste sous le cimetière ! Un petit coup d’annexe et encore des courses de mammouth pour Maël qui arrive demain matin (pour l’instant il est avec Isa à Marseille).

Je profite de l’escale pour discuter avec des pécheurs et modifier considérablement mes leurres et mes bas de ligne ! Nous verrons demain si ça change quelque chose…

Nous terminons l’après midi sur la plage, Pascale a refait du pain, il est parfait cette fois, COOOOOOOOOOOL.

A 8H, demain, nous récupérons le wallaby !

Bises à tous

Dimanche 15/7

On passe à toute vitesse sur le fait  que Maël a loupé son bateau et pris un ferry qui le dépose à 7h à Ajaccio puis, un bus jusqu’à Propriano et embarquement du petit à bord. Il est grand, chevelu et finalement n’a pas changé en 1 an !!!

C’est cool de l’avoir avec nous pour la suite de nos petites aventures….

Quelques criques pour se baigner puis nous finissons par nous prendre 40 Nœuds de vent dans le nez comme d’habitude !!! On s’abrite dans la baie de Roccapina avec de nombreux autres voiliers et yachts !!!! Pourtant la météo n’annonçait que force 1 à 3 !

L’endroit n’est pas terrible, une immense plage assez exposée au vent, mais à l’abri des vagues !!! Maël tente un coup de chasse sous-marine qui s’éternise pendant que je crapahute dans les rochers qui surplombent la baie. Pascale se fait bronzer sur la plage… Il faut qu’on reparte. Je vais rechercher Maël en annexe, puis pascale sur la plage et on fonce bille en tète contre le vent et les vagues… 1h plus tard, nous avons passé le cap de Senetose et tout rentre dans l’ordre. Un yacht avec un hélico sur son dos nous passe juste derrière... Nous filons au près  à 6 nœuds vers Figari où nous mouillons entre deux ritals… Une bonne nuit en vue pour Maël !

 

Lundi 16/7

Réveil difficile pour Maël qui traine (et non, il n’a vraiment pas changé !)

Le vent est à l’est et 25 nœuds nous propulsent dans le port de Bonifacio. Magnifique enclave naturelle dominée par la citadelle. L’amarrage se fait sans problème malgré l’étroitesse des travées. Ce n’est pas le cas de mes voisins successifs qui viennent se faire aider à grand coups de Zodiac du port pour se placer.

Nous visitons toute la ville haute, y déjeunons pour redescendre ensuite vers le port où Maël et moi posons des œillets dans le taud de soleil.  Car ça tape dur !!!

Arrivent ensuite, Arnaud junior, sa sœur Victoria et leur mère Véronique pour passer la soirée avec  nous. Nous remontons avec eux à la citadelle (je porte Victoria sur mon dos !) Nous redescendons par le chemin de garde vers les yachts et les voiliers de 40 mètres !!!!  Les plus beaux sont toujours anglais. Un bateau vient nous percuter violemment à  l’avant et ce trou du cul qui ne s’excuse même pas !!! Apparemment le balcon avant et le davier ont pris un bon coup… Le bateau n’est pas neuf mais Merde, ça fait chier de voir autant d’idiot sur des bateaux !

Nous dinons tous ensemble au resto puis fin de soirée sympa à faire des nœuds marins à la lueur de la lampe à pétrole du bord.

Il ya un concert sur le port, le bruit nous gène pour nous endormir mais nous finissons par sombrer…*

Mardi 17/7

Encore un réveil difficile pour Maël qui traine… Adieu la France ! Nous apercevons sur la falaise les escaliers d'Aragon taillés dans le calcaire. Nous filons quelques minutes plus tard dans les bouches de Bonifacio à 7,5 nœuds. Un bon vent de travers nous envoie dans les iles Maddalena en 2h. Avec ce vent d’est, il y a peu d’abri et nous poursuivons notre route vers le Sud-est en zigzaguant entre les centaines d’embarcations de tous genres qui sillonnent ce coin.

Nous finissons par trouver une petite baie abritée pour manger et Maël  plonge pour dire bonjour aux poissons avec son fusil.

Départ vers 14h pour atterrir à Porto Cervo entre des yachts de la mort… 4 étages, des hélicos sur le pont, des spa, des Zodiacs. Le vent est maintenant bien établi au SE et les 30 nœuds réguliers m’inquiètent un peu.

Maël s’ennuie et fait des tours en annexe, pascale lit en plein cagnard et moi, je tente de préparer une route en accord avec les envies de tous, la météo et les 12 jours de vacances qu’il nous reste !

En fait il y a très peu d’abris sur la cote est de la Sardaigne et nous allons avoir 2 étapes bien longues en vue.  

Nous finissons l’après midi à loucher sur les yachts de milliardaires de  porto cervo (le saint tropez de Sardaigne). Le village est construit pour s’intégrer dans le relief et le résultat est étonnant ! Etonnant aussi la salle de musculation en plein air sur le port et le concessionnaire « jeep » à 3 mètres des vedettes de 60m….

 

Mercredi 18/7

Départ tranquille de Porto cervo

Petit arrêt s vers 12h sur l’ile molara, cadre superbe et enfin beaucoup de poissons mangeables … Maël pique un sar et une vieille, moi un sar et un mulet. Retour à bord pour un bon déjeuner avec pascale qui finit de cuire son pain et départ ver une autre crique du cap Coda cavallo… Et là, en mouillant comme un gros feignant. Je recule pour placer le bateau et entortille le bout de l’annexe dans l’hélice !! Et l’annexe passe sous le bateau tant qu’à faire !!!  Résultat, l'annexe est crevée et il faut couper tout ce qui bloque l’hélice !

Je sors le compresseur (idée absolument géniale d’Eric) qui me permet de plonger sous le bateau avec de l’air indéfiniment, et tout rentre dans l’ordre.

Je casse aussi la « Criminelle » en m’appuyant sur la poignée, bien joué !!! Elle avait pris un beau pagre il y a peu !

Nous voila contraints d’aller au port ce soir car il nous faut de la bouffe !!! Direction Puntaldia ! Petite marina entourée de récifs non signalés et ma cartographie n’est vraiment pas détaillée dans ce coin Brrrrrrrrrrrrrrrr ! Nous sommes placé à ‘entrée du petit port, nous faisons le tour de la marina pour faire les déclarations à la capitainerie et là 84 EUROS LA NUIT !!!!!!

Les embouts électriques et d’eau ne sont pas du tout standard et il faut donner 80 euros de caution pour qu’on veuille bien nous en prêter !

Enorme balade en vélo après un coup de plage à la recherche d’un point internet, Après 10 km sous une chaleur du diable, pascale renonce et retourne au bateau. Il nous reste encore 10 bornes à faire avec Maël sur une route dangereuse et pleines d’italiens pressés !!! Nous voilà tout dégoulinant arrivés au centre internet pour nous rendre compte que pascale a embarqué dans son sac la clé USB qui contient toutes les données GULP !!!.

Nous consultons juste nos mails, je jette un œil à la météo et nous reprenons les vélos.

Au bout de 150 mètres, je crève !!! Il reste 15 km à faire, la roue arrière est à plat, je fulmine !!!

Mel insiste pour que je fasse du stop avec le vélo plié et il a raison… Au bout de 10 mn, un jeune s’arrête et m’embarque avec mon vélo sur la banquette arrière. Maël, se retape tous ces kms en vélo et arrive 20 minutes après moi, il a bombardé le bougre !!

Je suis mort, il est 20h ! Vélo crevé, annexe crevée et Maël et moi, crevés….

 

Jeudi 19/7

Départ à 2h30, Pascale se lève avec moi car la sortie d’un port aussi petit de nuit ne m’inspire pas !!! Et nous voila en haute mer… Les étoiles se reflètent dans l'eau, le spectacles est rare. Je réveille Maël vers 6H pour qu’il nous relaye. Le vent est absent et le moteur ronronne. Vers 10H, la ligne part comme une flèche et nous commençons a ramener un très gros poisson… Et une fois de plus la ligne casse !  Je rage, le leurre valait une fortune !

Des bancs de brouillard très épais nous obligent à naviguer au radar. La mer est tellement calme que le radar accroche les bouées de casier et je zigzague entre elle dans le coton... Plus tard nous prendrons un énorme maquereau espagnol sur la ligne au gros.

Arrivée à Arbatax vers 12H30. Des centaines de méduses de la taille d’un ballon de basket et de la couleur d’un ballon de basket « bleu » glissent doucement sous le bateau.

Inutile de faire nager Pascale !!! Maël part à l’aventure en annexe et nous le récupérons sur l’ile voisine, un tas de cailloux et de cactus.

Nous mouillons vers 16h le long de la grande jetée du port d’Artabax puis l’annexe nous emmène à la zone technique pour attraper un minibus qui nous emmène dans la ville voisine. Achat de nourriture, de rustines et de glaces !!!

 

 

Vendredi 20/7

Un bon dodo puis départ du port vers 6H.

Vers midi, j’en ai marre de ce vent de 10 nœuds dans le nez et nous faisons une pause juste avent le cap Ferrato. Nous chassons avec Maël mais  je ne vois que du menu frottin…. Maël  arrive à tirer 4 petites soles et une carangue tout à fait mangeable que nous mangerons demain ! Nus repartons de notre abri pour passer le cap carbonara (au sud est de la Sardaigne) au près serré. Puis, lentement, comme chaque jour vers la fin de l’après midi, le vent tombe lentement mais surement pour devenir pétole ! Nous mouillons vers 18h30 dans la baie carbonara, fond de sable, eau cristalline. Et hop, pendant que Maël se jette à l’eau et éclabousse tout le monde, je prépare l’annexe et nous filons à  la plage tellement nous avons chaud. Pascale nage un peu et nous retournons au bateau où Maël, après avoir retirer des soles et vu des raies nous prépare un petit repas génial… C’est simple, tout ce qu’il trouve dans la cuisine, il le met dedans et le résultat était délicieux !

Une bonne nuit au calme.

Samedi 21/7

Je me lève vers 6H30 comme d’habitude, range le bazar de la veille, pose l’annexe sur le pont, remonte le mouillage et décollage vers 7H. Pascale me rejoint dans les minutes qui suivent avec un bon chocolat chaud et direction Cagliari. Il n’y a quasiment pas de vent et le brouillard épais nous oblige à mettre le radar pendant une bonne heure dans la baie de Cagliari. Nous arrivons dans l La capitale de la Sardaigne vers 11H30.

Après nous être trompé de port, nous finissons par trouver du gasoil puis nous nous amarrons à la marina d porto del sol (37 €)…

Le vélo est réparé grâce à Maël et nous partons à la découverte de la cité…  de grandes bâtisses délabrées jouxtent des façades entièrement rénovées. La ville est en pente et nos vélos roulent à côté de nous, vivement les descentes ! Nous visitons tout ce qui est visitable, la cathédrale, le bastion san Remi et d’autres églises puis nous retournons dans notre petite marina qui sent la vase… la surface de l’eau du port est occupée par des milliers de mulets… Il fait une chaleur de fou et nous repartons acheter de l’eau au super mercado du coin.

Pascale nous invite le soir à diner dans un resto typiquement sarde… Nous nous en souviendrons, 1 entrée, des pates, 3 plats successifs, le fromage et le dessert… On rentre au bateau plein comme des huitres en passant devant Le point internet qui a fermé pendant que nous nous en mettions plein la panse !! Dommage, vous n’aurez pas de nos nouvelles tout de suite !

Dimanche 22/7

Départ tranquille de Cagliari, direction le sud avec un bon vent qui gonfle les voiles…. Arrivée vers 12H à la cala di pula où nous mouillons pour déjeuner.

Nous visitons dans l’après midi la ville antique de NORA qui se situe à quelques encablures du bateau. Il parait qu’il y a même les vestiges de 3 ports sous l’eau, en vrac !

Nous repartons vers 16h après nous être un peu rafraichit dans l’eau tellement il continue de faire chaud. Cette fois ci, plus de vent et c’est au moteur que nous mouillons dans une petite crique tout au sud de la Sardaigne. Une petite chasse avec Maël qui tire juste sous mon nez un Grondin volant et au lit !

Lundi 23/7

La nuit fut agitée par un vent furieux descendant des montagnes, je suis monté sur le pont 3 fois pour vérifier que tout tenait !!!

Direction  porto teulada pour attraper une météo et éventuellement accéder à un point interne. Pour la météo, nous l’avons eu en mouillant derrière la digue et en allant à la capitainerie en annexe. Pour internet, la ville est à 8 km et on a déjà donné !!!

 Donc retour dans une autre crique du sud Sardaigne pour la nuit et encore une chasse pour rien avec Maël qui commence à avoir mal à une oreille. Le départ est prévu pour demain matin 3H.

Mardi 24/7

 

Maël se lève avec moi à 3h et c’est beaucoup plus sympa de partir de nuit à 2 que tout seul… Merci mon grand !

Le vent est au rendez-vous et nous filons à 7,5 nœuds vers le sud. Vers 16 heures, nous contournons l’ile de « la galite »… Petit ilot désertique et rocheux occupé par une petite garnison tunisienne.

J’ai lu dans le guide IMRAY que l’escale est sympa entre Sardaigne et Tunisie et qu’un mouillage est possible dans une crique au sud si on demande l’autorisation aux militaires !

Comme nous faisons le tour de L‘ile je me retrouve vent arrière et voile en ciseau lorsque une rafale venue des hauteurs de l’ile propulse le bateau à 9 nœuds. L’eau écume et mousse de toute part, la barre tremble sous la poussée et je prie pour que cette accélération cesse enfin. Et bien non, il y a 50 Nœuds de vent autour de cette ile (effet venturi) et le mouillage semble impossible dans ces conditions. Alors que nous repartons comme des balles vers le sud, j’entends la marine nationale tunisienne qui nous demande de répondre sur le 16… Pas le temps de descendre faire la causette avec ces conditions de mer et de vent.

Il ne nous reste qu’un abri possible, l’est du cap Serrat. Maël a de plus en plus mal à l’oreille.

Un groupe de 15 énormes dauphins gris nous accompagne un bon moment à la grande joie des navigateurs…

Nous mouillons vers 20H et tout de suite, sur le 16, la marine nationale tunisienne nous harcelle de questions très poliment mais quand même beaucoup de questions…. Il ya un bateau Italien à côté de nous sinon, nous seuls au monde, on entend de la musique sur la plage voisine et de grands feux de camps illuminent les dunes.

Vers 23H, le bateau se met à rouler et le sommeil devient vite impossible. Maël m’aide à mouiller une deuxième ancre par l’arrière et le résultat semble bon. Je préviens pascale qu’elle a intérêt à s’endormir car je ne pense pas que cette ancre tienne longtemps…

Vers 3H30, rebelote ! le roulis est insupportable et je retourne sur le pont pour tenter de passer un bout entre la chaine de mouillage et l’arrière du bateau pour prendre le vent de travers et  la mer de face mais mon bout se coince dans le safran et je n’ai aucune envie de plonger de nuit… Et je me suis abimé les mains au passage.

 

Mercredi 25/7

A 7h, Pascale craque et me dit qu’on a qu’à s’en aller… Je suis d’accord, ras le bol d’être malmené comme ça ! Je plonge décoincer mon bout, puis nous filons avec 20 nœuds de vent dans le derrière vers Bizerte. La marine nationale qui a de très bons yeux et de grandes oreilles appelle pour me demander si je confirme bien ma destination, si le bateau italien est toujours au mouillage, etc.…

Arrivé au port de Bizerte vers 12H20, la police entre de suite en contact pour les questions polies et habituelles puis nos nous amarrons à cul sur l’unique ponton de la petite marina.

Un policier nous fait remplir tous les papiers puis me demande sous la table des euros, il en aura 5 !

Nous mangeons un hamburger frites à coté du port puis c’est  au tour de la douane de monter à bord… Plus fatigué que lui, tu dors !!! Incroyable, il tenait à peine debout et il ne m’a pas demandé de fric !!!

Maël monte en tête des 2 mats pour changer une antenne VHF et décoincer la drisse de spi. C'est simple, je n'ai fais aucun effort, il a propulsé la haut ses 92 kilos avec une facilité incroyable... Ah Jeunesse....

Pascale dors un peu, moi, je n’y arrive pas, Maël trépigne pour aller en ville alors nous y allons. La vieille ville avec le petit port de pêche nous enchantent. Voila vraiment de quoi être dépaysés, l'Afrique du nord dans toute sa splendeur. Les tunisiens nous accueillent avec des "bienvenu" à chaque coin de rue, quel bonheur de ressentir cette hospitalité et de voir ces sourires...

 

Du Jeudi au Dimanche 29/7

Location d'une voiture pour faire un tour à Hammamet,

 

puis à Dougga (plus grand site archéologique Romain de l'Afrique du nord).

 

Je passe sur les innombrables tractations et formalités pour pouvoir laisser le bateau en hivernage.

Le dernier jour nous passons la journée à Sidi Bou Saïd et Tunis

Nous finissons notre périple par une visite extraordinaire dans la vielle médina de Tunis.

 

Un palais de 1610 laissé en l'état... C'est un muezzin de la mosquée de Tunis qui, après avoir sympathisé avec Maël nous la fait découvrir, bien cachée dans les dédales de la vielle ville arabe.

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